vendredi 2 mai 2014

L'Inde pratique: des transports et autres sujets

Namaste mes amis. Comme l'annoncait Cecile precedemment, je vais faire une rubrique speciale 'vie pratique' , avec en particulier les transports. Pourquoi? Mais parce que tout voyageur en Inde passe pas mal de temps dans les transports ou a penser aux transports. Car ici en general c'est l-e-n-t et il faut se preparer un minimum. Sauf si vous optez pour la solution de facilite, a savoir la voiture avec chauffeur, mais alors vous risquez de passer a cote de beaucoup de choses.

La route:

La route a donne lieu a l'expression 'routard', c'est dire si c'est important. Amis occidentaux: en Inde oubliez tout ce qu'on vous a patiemment appris sur les deplacement effectues sur roues (deux, trois, quatre ou plus). Tout d'abord il faut accepter qu'ici le plus important sur un vehicule n'est pas forcement le moteur, les freins ou le volant, mais... le claxon! Tandis que chez nous l'utilisation du claxon est l'exception, ici c'est la regle, le plus souvent et le plus fort possible. Le claxon sert a tout dire: je suis la, j'arrive, je pars, je suis devant, derriere, a droite, a gauche, dans un virage, etc. En ville il n'est pas rare que les conducteurs de mobylettes roulent en claxonnant pratiquement sans discontinuer. Et sur route de campagne il est impensable qu'un vehicule ne claxonne pas avant, pendant et apres tout passage a proximite d'un etre humain -que ce dernier soit lui-meme a bord d'un vehicule ou pas. Par exemple tous les camions portent a l'arriere l'inscription 'HORN OK', pour bien rappeler qu'il ne faudrait surtout pas les depasser sans claxonner abondamment. Je suppose que c'est une habitude liee au trafic 'mixte' entre humains, animaux et vehicules a moteur, mais maintenant que les villes sont engorgees par les mobs et les voitures, ca peut devenir un peu penible. C'etait le cas par exemple dans les ruelles de la vieille ville de Jodhpur. Franchement je ne sais pas comment font les commercants qui sont assis toute la journee devant leur porte.

La mobylette (pardon: le cyclomoteur, je ne voudrais pas etre accuse de faire du placement de produit sur ce blog) est un cas interessant car elle sert souvent non seulement de vehicule utilitaire (a l'aide de sacoches ou d'un passager muscle et acrobatique pour porter bidons se lait, stocks de tissus, mirroir, sacs de ciment, etc) mais aussi de vehicule familial. Pour le moment le record a battre est une famille de 5 personnes sur une seule mob: l'enfant le plus petit devant, sur le reservoir d'essence, puis en general un ou deux autres enfants, puis la mere a l'arriere, histoire de verifier qu'elle ne perd personne en route. En general ca se passe bien, j'ai meme vu un p'tit gars dormir sur le reservoir d'essence pendant la conduite. Bon forcement par rapport a un monospace il manque un peu de volumes de rangement, mais on ne peut pas tout avoir... Si c'est seulement un couple, alors la femme est souvent assise en amazone, ce qui est du plus bel effet avec ces saris de toutes les couleurs.

Bon ok, mais Cecile et moi on ne se deplace pas souvent en mob (on en a fait une fois, a Goa). Non, nous c'est les rikshaws (les triporteurs taxi qui se faufilent dans le trafic comme de gros insectes) ou le bus pour aller d'une ville a l'autre. Et la encore, oubliez vos reperes. Prenons deux exemples. D'abord le 'local bus'. C'est en general un vehicule collectif reduit a sa plus simple expression: pas de portes, pas de fenetres, pas de soutes. Et jamais moins de ... 40 ans, disons. Comme nous evoluons dans une economie de marche, le but est bien sur de le remplir un max, et la aussi les indiens sont doues: chaque bus est pourvu d'un 'bus wallah', un type qui reste a l'entree et crie a tue-tete la destination du bus pour attirer le chaland. Et donc ca se remplit petit a petit: les sieges, l'allee, l'ex-cabine a l'avant (espace VIP pour les jolies femmes et les occidentaux comme nous) et parfois le toit. Ce qui ne cesse de m'etonner c'est qu'aux cris du bus wallah, certaines personnes dans la rue decident effectivement de monter dans le bus ou pas, comme si elles se disaient 'tiens, et si je me tapais une heure de bus, la'. La securite est garantie par un facteur essentiel: la lenteur. Il faut compter une petite moyenne de 20km/h, a tel point que dans les montees, par exemple, le bus wallah a le temps de sortir et faire une petite offrande a l'un des autels hindous qui ne manquent pas d'orner les routes. Inutile de dire que nous n'empruntons les local bus que pour les courtes distances --c'est pas qu'on est presses, c'est aussi qu'il fait un peu chaud pour le moment, vous vous souvenez? Pour les distances plus longues et en absence de lignes de train, nous avons recours au systeme prive des 'bus VIP' ou 'deluxe', pour lesquels il faut reserver et qui ont l'immense avantage d'avoir des soutes et des places assises garanties. Mais ca reste tres indien: au moment de la reservation, la personne de l'agence vous montre une belle photo -piquee sur internet- d'un immense bus flambant neuf, souvent un Volvo, avec des exclamations 'super-deluxe VIP' et 'air condition'. Mais ensuite quand on voit le bus en vrai, comment dire... on dirait un peu le grand-pere du bus sur la photo, avec du mastic sur la carrosserie, du scotch sur le pare-brise et un levier de vitesses comme une canne de pelerin. Mais le principe est respecte: horaires fixes, places reserves, soutes a bagages. Sauf la clim, faut pas rever, quand meme. Par exemple entre Goa et Bombay nous avons experimemte le 'night sleeper bus', qui est donc un bus de nuit, sur lequel on a remplace les sieges par des couchettes, dans le sens de la longeur. C'est assez confortable, le seul inconvenient etant les haltes nocturnes. Et pour les paranos de la securite, encore une fois je les rassure: nous avons parcouru les 700km en 14 heures, donc ca va aller.
En fait pour les longs trajets il faut priviligier le chemin de fer.

Le train:

Le train c'est cool en Inde. Lent aussi, mais cool. Il faut reserver sa place et sa categorie parfois longtemps a l'avance, mais c'est la meilleure facon de parcourir le pays. Pour le trajets de jour nous choisissons la 2e classe, sans clim mais qui permet d'apprecier les paysages (il n'y a pas de fenetres... juste des barreaux pour empecher la foule de monter ou de descendre avant l'arret du train).
 Pour les trajets vraiment long  nous choisissons la categorie '3AC', ce qui signifie clim avec des banquettes en cuir qui se transforment en 3 lits superposes en fonction du moment ou de l'humeur des voyageurs. Les draps sont laves de frais, on se laisse bercer... C'est confortable, sur, et sympa pour parler aux indiens qui sont dans le meme compartiment (6 personnes plus 2 cote couloir). Contrairement aux autorails francais, on ne risque pas d'y mourir de soif ou de faim: a tout bout de champ des gars passent pour vendre des boissons fraiches, du the, des galettes, des gateaux. Il n'y a pas de wagon restaurant par contre il y a une cuisine: vers midi on peut faire sa commande et une heure plus tard on recoit son biryani vegetarien ou des galettes aux legumes.
La encore on prend son temps: le train est en general plus lent que la route, mais le reseau indien est vraiment impressionnant et offre a peu pres toutes les options de trajet possibles, depuis la pointe meridionale en face du Sri Lanka jusqu'a Darjeeling au pied de l'Himalaya.

Voila, c'etait la rubrique voyage voyaaage.

Je termine en completant un peu ce qu'ecrivait Cecile la derniere fois sur la gestion des dechets. En fait, apres en avoir parle avec d'autres personnes, le probleme est aussi lie a cette satane question des castes. Traditionnellement les gens jetaient tout par terre car les intouchables etaient la pour nettoyer. C'est toujours le cas (en general des femmes ou des fillettes passent le balai dans la rue et ramassent les plastiques, ca se voit), mais la masse de dechets est devenue tellement importante ces 20 dernieres annees que ce systeme a fini par ne plus fonctionner. Donc c'est un des defis du pays, parmi d'autres. Tous les pronostics des elections donnent la victoire au candidat du BJP, le parti nationaliste hindou. Les arguments rappellent ce que l'on entend en Europe en ce moment: 'les autres partis ont echoue', 'je vous promet de mettre fin a la corruption et a la pauvrete' (haha), 'nous allons construire de nouvelles routes et des egouts partout' etc. On verra bien. Ce qui est sur c'est que les indiens ont une soif de developpement et ce sont les pouvoirs publics qui ne suivent pas, c'est a dire tout le contraire de grand voisin chinois, ou un regime dictatorial impose le 'progres' a coup de projets pharaoniques et de villes nouvelles a des populations qui n'en demandent pas tant. On verra dans quelques decennies quel modele est le moins mauvais.

Et la vraie fin pour aujourd'hui: a partir de maintenant on va prendre des photos des endroits ou on dort (on aurait du le faire des le debut en Australie, mais bon, on prend deja assez de photos comme ca). Donc ci-dessous nous sommes dans nos chambres a Jodhpur et a Pushkar (admirez au passage notre integration stylistique apres 3 semaines d'Inde).

Ciao ciao! -- MARC
En habits de lumiere a Jodhpur

Zen a Pushkar

Nuit au palace a Pushkar


vendredi 25 avril 2014

En cheminant vers le nord... des plages de Goa aux palais du Rajasthan


Marc a deja parle de notre sejour a Goa mais je voulais quand meme ajouter quelques mots. Pour moi, Goa c'etait un peu un mythe depuis longtemps, les plages, les hippies, la douceur de vivre et donc j'avais un peu peur d'etre decue par la realite et puis en fait (basse saison aidant), PAS DU TOUT, vous l'aurez compris!

Il y a quelque chose de magique dans la lumiere de ces plages tropicales, surtout en fin de journee, les pastels du ciel et de la mer, le vert dore des cocotiers et la douceur du soir, c'est un bain de serenite, donc les hippies avaient bien trouve leur place. Et la petite communaute de la plage, entre touristes indiens et occidentaux, tenanciers de restaurants et de boutiques qui finissent par se connaitre au bout de quelques jours, c'est factice, c'est commercial mais c'est quand meme tres sympa! En prime, une petite experience de body surf que j'ai adore, comme quoi meme a mon age on peut decouvrir des sports de l'extreme ...!!!

Mais il a quand meme fallu partir et la, ca a ete un peu du sport quand meme. Les trains etant pris d'assaut, nous avons passe plus de 48h dans les tranports avant d'arriver ici au Rajastan. Nous sommes arrives un peu fourbus donc, mais Marc va consacrer la prochaine chronique aux transports et a l'Inde pratique, pour ceux qui ne l'ont pas encore pratiquee donc je n'en dis pas plus pour le moment.

Par contre, deux mots sur la pauvrete. Bien sur, avec 400 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvrete dans le pays, on ne peut pas l'ignorer, misere,maladies, mendiant e s, enfants des rues, bidonvilles, tout l'eventail de la misere est bien la, surtout dans les grandes villes comme Mumbai avec ses 20 millions d'habitants. A Mumbai, les agences proposent meme des tours de bidonvilles... nous ne l'avons pas fait . En meme temps, c'est peut etre bien de le voir pour savoir, le cote sensoriel, chaleur, odeurs et bruits ne pouvant pas etre vecu dans un livre ou un reportage mais cela nous semblait voyeuriste. Et donc chacun e reagit comme il peut / veut a la misere, moi j'ai choisi d'essayer d'avoir toujours un peu de monnaie pour donner a ceux & celles qui semblent en avoir le plus besoin, meme si cela ne les sortira pas de la misere. Je ne donne pas d'argent aux enfants pour toutes sortes de raisons.


Un autre aspect moins sympathique, c'est la crasse, les poubelles, le plastique, notre experience du Matonge a Bruxelles fait que nous ne sommes pas complement naifs en la matiere, mais l'Inde, c'est quqnd meme une autre dimension et il y a du boulot tout au long de la chaine "poubelle": les indien ne s eux-memes pour commencer, qui jettent tout par terre, sur la plage, de la fenetre du bus, des couches de bebe aux bouteilles en plastique, c'est effarant. A leur decharge (ha ha!!!), la puissance publique n'aide pas trop: jamais de poubelle (nous sommes donc contraints de jeter aussi) et peu de ramassage des dechets. Et bien sur, au bout de la chaine, je suppose que c'est encore tres rudimentaire question decharges, enfouissement, recyclage. Donc de ce point de vue la, beaucoup reste a faire, meme si certains etats comme Goa et le Kerala ont "declare la guerre au plastique" qui constitue bien sur le probleme principal.


Mais revenons au voyage...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous voila maintenant au Rajasthan, dans la ville de Udaipur, 1.2 millions d'habitant e s, charmante petite ville selon les criteres locaux fondee au XVIe siecle avec un enorme et somptueux palais par un dynastie qui regne toujours aujourd'hui et dont le fondateur avait (aussi) choisi le signe du soleil, present partout ici avec l'elephant. La ville est au bord d'un lac artificiel qui existe depuis 400 ans et qui ajoute bien sur a son charme!
 
Le Rajasthan est une province qu nord ouest de l"inde assez desertique (il fait plus de 40 degres en ce moment), connu bien sur pour ses palais des mille et une nuits crees pour les maharajas a partir du XVI e siecle, souvent dans le moghole (envahisseurs musulmans venus du Pakistan).

Le palais d'Udaipur, divise en musee, hotel de luxe et residence du maharana (toujours) est naturellement tres tres beau, immense, fait de dizaines de salles, escalliers, terrasses, magnifique!
 
Ajouter une légende
Mignon touriste qui se repose au bord de la piscine du maharaja

 La vieille ville est un dedale de ruelles et d'anciennes maisons appellees haveli, faites de terrasses, tourelles, petits balcons, fenetres sculptees, c'est vraiment tres chouette et nous rappelle un peu le Maroc (salut Khaled!). Evidemment, haut lieu du tourisme donc de la pacotille en tous genres, bijoux, bibelots, tissus, jouets, boites, miniatures peintes, un vrai festival ici!!!

 
 
Touriste parmi les mobylettes...
















 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Hier soir, avons egalement assiste a un tres beau spectacle de danse et de marionette. Costumes brillants et multicolores des femmes tourbillonantes, vraiment tres beau. Et ici, la danseuse la plus applaudie et la plus agile, une dame d'un certain age et d'une certaine corpulence, on aurait dit qu'elle pouvait a peine bouger... jusqu'a ce qu'elle commence a danser avec 9 pots a eau sur la tete... incredible India!

Grosses bises a tout le monde et surtout a ma petite famille a qui je pense tres fort.
Cecile

vendredi 18 avril 2014

Goa, dans la torpeur des twopiques

G-O-A. Goa. Un nom tres court pour un des etats les plus petits de l'Inde, et surtout une ancienne colonie portugaise. Comme le suggere le titre de mon article du jour, ici la torpeur des tropiques atteint son apogee en avril-mai, avant que les trombes d'eau de la mousson ne viennent s'abattre pendant deux mois. Et nous sommes pris nous-memes par cette torpeur car pour le moment tout est chaud: l'air marin qui nous rend gluants et l'eau de la mer qui nous donne l'impression de nous baigner dans du the (eh oui ca existe. Mais attention c'est du the dans des plages de sable fin avec des cocotiers!). Donc je vais ecrire peu: j'espere que vous aimez les photos.



Les portugais se sont incrustes ici jusqu'en 1961 quand meme, soit 15 ans apres le depart des britanniques du reste du pays, et ce sont les indiens eux-meme qui ont fini par ejectuer les portugais par la force. Alors bien sur leur influence s'en ressent encore dans les villes: eglises catholiques, maisons colorees avec des 'azulejos' sur les porches d'entree, cuisine metissee avec du poisson en sauce et du porc braise, et des patronymes qui fleurent bon la lusitanie: Souza, Da Costa, Madeiro.... meme si les gens qui les portent ont le physique indien comme les autres. La curiosite historique du coin est Velha Goa, Goa la vieille, qui pendant quelques siecles etait 'la Rome de l'Asie': une des plus grandes villes du monde a l'epoque, avec des monuments a la gloire de l'Eglise et de la puissance portugaise, et un port par ou passait le principal commerce entre Europe, Inde et extreme-Orient. Aujourd'hui il ne reste que les eglises, dont une qui abrite les reliques de Francois-Xavier, le missionnaire qui a parcouru tout l'Orient, jusqu'au Japon au 16e siecle. Les vieux catholiques de Goa parlent encore portugais, comme par exemple le proprietaire d'un hotel ou nous etions a Panjim, la nouvelle capitale de l'Etat. Nous etions la-bas le dernier dimanche avant Paques et nous sommes tombes sur une procession des plus baroques a travers la ville, avec trompettes funebres et statue du christ ensanglante, sous le regard plutot attentif des habitants hindous et des musulmans.Car oui, ici comme partout ailleurs en Inde, toutes les religions se melangent, et ce qui inquiete les non-hindous, c'est la montee de l'extremisme hindou, puisque tout le pays vote en ce moment (pendant plus de trois semaines, vu la taille du pays!). Vu d'Europe, l'expression 'extremisme Hindou' peut faire sourire, car on imagine les hindous comme de gentils 'hare krishna' qui portent des fleurs et prient devant des statues avec plein de bras. Mais ici ca ne fait rire personne: apres la partition des Indes ex-britanniques entre Inde et Pakistan, et qui a fait des millions de morts a la fin des annees 40, les chretiens de Goa sentent bien monter l'animosite recente contre eux et les musulmans, de la part de ceux qui pensent que seul l'Hindouisme peut incarner ce pays. Le favori des elections est justement un de ces populistes hindous, un vieux moustachu qui promet la lune a ses electeurs et qui traine ses adversaires dans la boue.



Ok, ca c'est la culture. Un peu de legerete maintenant: Goa c'est aussi les plages et une destination mythique des hippies des annees 60. En general les hippies avaient bon gout et en effet, la cote est magnifique. En fait, Goa c'est 100km de cotes, avec une bonne dizaine de plages de sable fin et de cocotiers, des bateaux de pecheurs et des cabanes pour les touristes. Mais des hippies il n'y en a plus, bien sur, entre temps le tourisme de masse est arrive aussi, y compris le tourisme indien (heureusement pour eux). Nous avons donc choisi un endroit epargne par les tour-operators, les grands ensembles et les Mc Donalds (eeh oui, l'Inde millenaire aussi evolue), et nous sommes a Palolem, tout au sud. Ici se melangent une bonne moitie de touristes Indien, des anglais, francais, des russes et quelques autres.  Il y a des echoppes (et des cyber-cafes) mais l'endroit est reste tres simple, avec des barques de pecheurs, des vaches et les habituels chiens qui font les clowns sur la plage. Nous avons une chambre (enfin une cabane) avec vue, Cecile est tres contente, ca se voit a son sourire!

Bon... voila que la torpeur me reprend... je crois que je vais m'arreter la. Prochaine etape: grand bond vers le nord, 1700km vers le Rajasthan la semaine prochaine, en fonction des trains et des bus qui sont encore libres.

La bise a tous --- MARC


jeudi 10 avril 2014

Bye bye Australia... welcome to Incredible India

Quelques jours et beaucoup de kilometres depuis notre dernier mot sur le blog. Nos derniers jours en Australie furent places sous le signe de l'amitie et de la cultuuure sous toutes ses formes.

Derniers jours a Hobart, Tasmanie ou nous avons en moins de 24h fait la preuve de notre curiosite musicale: un concert de musique baroque avec des madrigaux du XVIIe un soir, et le lendemain, une soiree heavy metal (certains quand meme un chouia trop heavy a mon gout) au Brisbane Hotel, place to be a Hobart un vendredi soir, des rejetons bien dignes de leus aines australiens aussid'ACDC, poils compris!




Puis depart vers Melbourne ou nous avons passe 3 belles journees chez Andrea et Brett, retour vers la grande ville et ses lumieres, musees et inombrables bar, cafes, restos mmmmhhhhhh. Nous avons memepu fete ensemble les fiancailles de Brett et Andrea, rendues publiques pour tou te s les facebookers de Sydney a Bruxelles pendant notre sejour, on leur souhaite plein plein de bonheur ensemble!
 Dans la rubrique culturelle et pour continuer dans l'eclectisme musical, avons eu le plaisir, apres un debut de soiree hilarante avec un comique britanique nomme Paul Foot, d'assiter a un concert des Rebelles, tres sympathique groupe de jeunes femmes qui chantaient des reprises de tubes des annees 60! Nous avions apres tout ca fait realise un large tour d'horizon de la culture musicale occidentale.... ouf!
 Dans la rubrique artistique toujours, nous avons bien aime la galerie d'art contemporain de Melbourne, dont les installations d'un groupe de femmes en pate sucrees - y compris les tapis, coussins etc - et la sculpture totalement realiste du neanderthalien portant sa petite mamie.



Et puis voila, j'ai beaucoup aime l'Australie, ses paysages grandioses et si varies, tous les animaux a plumes, a fourure, a oreilles poilues, ceux qui aiment se faire gratter le cou, ceux qui ne se sont pas montres et bien sur, tous ces mates rencontres un peu partout!

Dans la rubrique politique & feministe, j'ai trouve que l'on voyait plus de femmes dans des metiers dits "masculins" qu'en Europe (transports, travaux publics). J'etais devenue un fan de l'ancienne premiere ministre Julia Gillard apres son genial discours anti-sexiste et ai aussi pu constater que les femmes sont un peu plus presentes en tant qu'artistes dans les musees par exemple. Mais comme le montre le discours, tout n'est pas parfait et de facon generale, le gouvernement actuel prend des mesures effrayantes, sur l'immigration, en stoppant les taxes vertes et en favorisant l'industrie miniere tous azimuts, comme nous en ont parle les ami e s rencontre e s ici.

Une vraie decouverte donc, que ce pays immense ou il reste tant a decouvrir!

Et deja... nous voila depuis 2 jours en Inde, a Mumbai, choc de mondes apres le 2e pays le plus developpe du monde selon l'ONU, mais ons'est deja bien adaptes a la foule, la circulation hallucinante et au couleurs qui font tourner la tete dans cette metropole de plus de 15 millions d'habitant e s (1.5 fois plus que la Belgique!!!).


Je suis ravie de retrouver les delices de la cuisine indienne vegetarienne, tous ces plats differents qu'on ne trouve pas en Europe, les curries bien sur, mais aussi les galettes, bhelpuri (boules de pate croustillantes), les boissons au yaourt, jus de tous les fruits possibles, samosa au coin de chaque rue.... bref, vous l'aurez compris, on se regale!

Voila pour ces premiers jours dans la plus grande democratie du monde, avec la pauvrete extreme aux portes du Taj Mahal (le palace, pas le palais), l'aeroport super moderne et bien sur, les vaches sacrees et les pretres qui donnent le point rouge porte bonheur aux touristes dans la rue :)

jeudi 3 avril 2014

Tasmanie!

Quand j'etais petit je regardais souvent un globe terrestre que j'avais dans ma chambre, un modele tournant avec une ampoule a l'interieur et une couleur pour chaque pays. Et a l'oppose de la France, tout en bas de l'Australie, je voyais la Tasmanie, et je me disais "oh lala, c'est loin, je me demande comment c'est". Eh ben voila, on y est.

Alors? Alors c'est une grande 'petite' ile, deux fois plus vaste que la Belgique avec a peu pres 500.000 habitants, et qui est un condense de ce qu'on attend de l'Australie: des plages, des montagnes, de la foret vierge, des coins paumes, des animaux bizarres, un peu de vignoble et des australiens plutot bonenfants qui parlent avec un accent assez prononce. Il ne manque que le desert... Avant l'arrivee des europeens il y avait quelques milliers d'Aborigenes, qui ont ete literalement extermines par les colons. Le dernier -en fait une derniere, est morte en 1905. Voila, ca c'etait fait.

J'avoue que l'attitude des australiens vis a vis de leur passe colonial me cree parfois un malaise. Il y a deux jours nous avons visite 'port arthur', qui sous ses dehors actuels de village-musee idyllique en bord de mer etait en fait une colonie penitentiaire pendant pres de 100 ans, donc l'archetype de la creation de la nation australienne. La population locale de l'epoque etait composee quasi-exclusivement de taulards, de soldats et de prostituees, comme dans les films.A noter que les plus jeunes prisonniers avaient... 9 ans. Eh oui, la majorite penale en angleterre etait 7 ans a l'epoque. Ca calme...  Sauf que pendant la visite guidee on sentait tres peu de regard critique sur cette situation: finalement les taulards etaient mieux vivants ici que morts en angleterre, n'est-ce pas, cela leur creait des opportunites de refaire leur vie apres la prison, et puis regardez quel super pays ils ont fini par creer a partir d'un espace 'vide' (je site). Mouais... Et d'ailleurs, quel etait l'interet de transporter tous ces gens ici, de le loger et de les nourrir, de le surveiller, etc, alors qu'ils auraient du etre executes en angleterre, ce qui revient quand meme moins cher . Reponse toute bete: les anglais avaient besoin de bois pour leurs flotte de guerre et de charbon pour leur revolution industrielle. Rien de mieux qu'un petit goulag, en somme.

Bref, c'etait l'instant wikipedia, on passe a la suite et a des choses plus personnelles.

On a commence ici par une viree dans un parc naturel, au 'Lake St Clair and Cradle Mountain", sous les nuages, ou plutot *dans* les nuages. Apres les 40 degres du desert on est passes a 15 degres dans les brumes de la foret vierge. Et quand je dis vierge, c'est vierge. Ici on ne rigole pas avec les parcs naturels, rien a voir avec les ballons d'alsace ou on mange dans des fermes-auberges en regardant passer un rallye automobile. Non non, en Tasmanie les parcs naturels couvrent un bon quart de l'ile, donc l'equivalent de plusieurs departements francais, et il n'y a ni habitations, ni routes, ni exploitation. On y accede a partir de 'service points' qui controlent l'entree (payante) aux sentiers et ou sont situes les campings, cabanes, cuisines, etc. Et apres c'est le 'bush'. En clair une foret etagee entre la mer et le point culminant a 1600 metres, avec des lacs immenses, des fougeres grandes comme des arbres et des arbres grands comme des immeubles, entre autres -- deja que j'ai du mal a retenir le nom des mammiferes, ne me demandez pas le nom des plantes. Au rayon mammifere nous avons le kangourou et son petit frere le walabi, le rigolo wombat, un porc-epic local dont le nom m'echappe, et bien sur le diable de tasmanie. Nous n'avons pas vu ces derniers en version sauvage, malheureusement. Et puis il y a des ornithorynques locaux, mais pas vu non plus (ils sont noirs et ne sortent que la nuit dans les marres d'eau foncee, alors forcement...). Les vrais randonneurs vont de refuge en refuge en portant les vivres pendant plusieurs jours mais nous nous sommes contentes de virees journalieres car nous n'avions pas l'equipement (comme le disent les gardes, 'ici vous avez les 4 saisons en un jour, meme l'hiver') et j'avoue qu'on avait hate de retourner au soleil.





Le soleil il est sur la cote est, ou nous sommes alles ensuite en passant par les plaines centrales. On parle toujours des moutons de nouvelle Zelande, mais que dire de la Tasmanie! Cette ile est un vaste troupeau, c'est vaches et moutons partout... le royaume des chaussettes en laine de merino.

Et les plages? C'est a tomber. Bien sur je m'attendais a des plages sur une ile, mais les baies sont vraiment impressionnantes. L'eau est un peu frisquette (pas pour rien qu'il y a des colonies de phoques et de pingouins), mais tres belle, et je n'ai pas resiste a faire trempette un jour sans vent. Nous avons longe la cote est de bled en bled --la notion de village est toute relative car avec la 'way of life' locale meme un village de 500 habitants a son supermarche ouvert 7 jours sur 7. Par contre nous avons remarque qu'ici on dine tot: les restos ouvrent a 18h; si on arrive apres 19h on fronce les sourcils et apres 19.30 on ne sert plus. Allez hop au lit!

J'en profite pour faire un petite parenthese sur la conduite automobile. Car oui, j'ai beaucoup conduit ces dernieres semaines... De facon generale les routes sont bonnes et les gens conduisent de facon tres raisonnables, mais il existe des specificites locales. Rien qu'en Tasmanie, par exemple, imaginons donc une ile avec des routes comme en Corse, mais grande comme 10 fois la Corse. Ajoutons a cela que la vitesse est toujours limitee a 100, mais y compris pour les camions, et y compris sur les routes sans macadam. Et enfin on termine avec les animaux qui regulierement marchent ou bondissent -ou sont deja creves- sur la route. Voila, c'est la Tasmanie. Je comprends mieux pourquoi les 4X4 et les semi-remorques charges de 50 tonnes de vaches vivantes sont tous equipes d'enormes pare-chocs. Rien ne les arrete, et il ne faut pas les chercher! Heureusement il y a tres peu de trafic et notre Nissan automatique s'est tres bien comportee.

Ah oui, et alors le vin? J'ai eu des questions a ce sujet, et la reponse est: variable. Ici en Tasmanie il a surtout du blanc (risling et pinot gris) et du pinot noir (donc pas du gros rouge qui tache). Mais j'avoue que nous sommes parfois deboussoles, par exemple l'autre jour on nous a sorti un riesling sucre! A la limite je n'ai rien contre des vins sucres mais alors qu'on ne les appelle pas des riesling... Les vignobles sont encore assez jeunes, voire meme trop jeunes pour la vinification. En fait l'endroit profite du changement climatique et la viticulture est encore en plein developpement, y compris sur les prix. Apparemment il y a quelques annees il n'y avait rien en-dessous de 30 dollars la bouteille (environ 22 euro) mais avec le developpement des exploitations les prix baissent.

Je pourrais ajouter une rubrique culturelle en vous parlant du tout nouveau musee d'art contemporain de Hobart, le MONA, mais retenons simplement qu'il est tres bien, et surtout tres original dans sa conception: il est creuse dans la roche sur 3 niveaux souterrains.

Bon les amis c'est pas tout ca, mais le soleil est ressorti et je vais en profiter pour voir si demain je peux louer un VTT pour monter au Mt Wellington, qui nous nargue de ses 1200 metres au dessus de la baie de Hobart.

Allez, hopla! --- MARC







jeudi 27 mars 2014

Ou l'on arrive a l'ocean Antarctique...

Apres la chaleur du desert rouge, nous sommes maintenant depuis une semaine dans le sud de l'Australie, et depuis hier, en Tasmanie. Avons commence par quelques jours sur Kangaro Island, ses plages, ses tracteurs.....

Cette Ile porte bien son nom: nombreuses rencontres avec la faune locale, surtout sauteuse et dormeuse. Finalement appercu de pres nos amis koalas, belles photos a venir, speciale dedicace pour nos lecteu rice s ami e s des betes, en particulier mon frere Francois et Marie a Bruxelles!


Tres jolie ile a la fois sauvage et agricole avec un petit air de Bretagne par moments. Et puis oui, en regardant vers le sud, c'etait l'infinite de l'ocean antarctique! Pas si froid d'ailleurs, on est toujours pleins de prejuges!!!! D'ailleurs les phoques sur la photo (si si regardez bien!) ne s'en plaignent pas du tout!

Puis nous avons pris la roooooouuuute, nouvelle petite auto bleue pour nous lancer sur la Great Ocean Road entre Adelaide et Melbourme. Cela n'etonnera sans doute pas grand monde si je vous dis que nous avons bien sous estime la distance et passe beaucoup de temps dans la voiture, il faut se faire a ce pays, surtout en venant de la minuscule Belgique (tout est relatif et l'Antarctique est aussi plus chaud que la mer du Nord au Zoute au mois d'aout!).

Donc Great Ocean Road, ce sont des paysages fantastiques de falaise decoupees par la mer qui font des criques et des portes de cathedrale, tres impressionant (tout comme d'ailleurs le homard geant!!.


Il faut dire aussi que sur la Great Ocean Road, haut lieu du tourisme, meme si l'on est pas en haute saison, le spectacle est aussi dans la salle, les touristes asiatiques en particulier, nombreux ici sont plutot distrayants... japonaises lookees a socquettes et jupons de tulle, chinois en groupes compacts et bruyants avec appareils photos plus longs que mon bras et costard de tergal, ca rigole pas!!!

Un petit mot aussi sur notre vie de tous les jours ici. Nous dormons le plus souvent dans des hostels ou auberges de jeunesse qui sont les options les moins cheres (car en fait, tout est cher en Australie). Ces endroits ont aussi l'avantage d'avoir des cuisines, donc nous avons retrouve les joies des soupes de nouilles instantanees, un avantage collateral majeur du voyage! Ce qui nous etonne un peu, c'est que les gens (de tous ages) ne sont pas particulierement sympas ou ouverts dans ces auberges ( ca nous change de Dynamo ou de Fontliesse - grosses bises aux ami e s de Fontliesse qui lisent le blog!), c'est un peu chacun son bol et communcation minimale... Mais certaines auberges sont vraiment tres chouettes dont une maison passive, solaire, isolee et aeree de facon intelligente et hyper ellaboree (ca nous change de Dynamo 2!). Question transport, nous en sommes a notre 4e voiture de location differente, un peu stressant, surtout pour Marc de conduire a gauche, par exemple quand on s'est paumes dans la suburbia sans fin de Melbourne en allant a l'aeroport!!! On y repensera dans les bus en Inde! L'aspect le moins chouette du voyage, ce sont les nombreux cadavres et squelettes d'animaux au bord de la route: les panneaux "attention kangourou", c'est rigolo a priori, mais moins drole quand on les voit sur la route et qu'on en voit la raison tous les 100m... :(

Avons ensuite passe une nuit a Malbourne chez notre amie Andrea et rencontre Brett, son amoureux, nous repasserons chez eux a la fin de notre sejour.

Et donc nous voila en Tasmanie depuis hier, a priori ca nous plait bien, depart pour Cradle Mountain ce matin et un peu de rando, on va enfin pouvoir remettre des chaussettes!!

Some facts about Australia:

  • Koalas's brains are too small for their skulls... cute and ready for survival but not maybe the brightest creatures.
  • Female kangarus can choose to wait for up to 6 months for their babies to be born, if the conditions are not good.
  • The current Australian prime minister seems to be a real catastrophe for the country, destroying a lot of the progress made in the country in the last 30 years, according to the friends that we met here.


Allez mates, je vous embrasse bien fort et a la prochaine!

Cecile

mercredi 19 mars 2014

The Red Center


Tout le monde a deja vu une photo d'Ayers rock, le gros rocher rouge en forme de cachalot au milieu du desert australien -qui en realite s'appelle "Uluru" pour les aborigenes, et d'ailleurs je n'ai pas la moindre idee de qui etait 'Ayers'. Mais dans la vie il n'y pas seulement les choses qu'on voit, il y a aussi la facon de les voir. Et la on a ete servis!

Pour commencer, Uluru n'est pas au milieu du 'desert', il fait tres tres chaud, oui, mais c'est au milieu d'une espece de savane de terre ocre avec plein d'herbes, de buisssons et d'arbustes. Une femme aborigene nous a dit: "pour vous les Blancs, c'est un desert, mais pour mon peuple c'etait un vrai supermarche, il suffit de se baisser pour avoir des baies, des legumes enfouis dans le sable, de l'eau qui affleure dans les trous et des animaux a manger, en particulier les larves". Ok, ca c'etait pendant les 25.000 ans avant que les colons britanniques ne viennent tout chambouler -et c'est rien de le dire. Maintenant on a l'impression que les 'Abos' sont soit peintres psychedeliques, soit chomeurs a Alice Springs, ce qui bien sur est trop simpliste pour etre vrai -- par exemple au lieu de regarder la tele ils s'assoient dehors sous un arbre... donc si tous les australiens faisaient pareil ca ferait beaucoup de 'glandeurs' sous les arbres... La ou ca se complique c'est que les Abos ne partagent qu'une toute petit partie de leur culture avec les non-inities (ce n'est pas une question de couleur de peau, mais de croyances. Personnellement je n'ai pas compris grand chose a ce qu'on m'a explique). Donc personne a part eux ne connait la signification mystique d'Uluru, du coup ils nous considerent comme des enfants incultes, ce qui tombe bien car beaucoup de sites d'Uluru sont reserves soit aux hommes, soit aux femmes, alors que tout est accessible aux 'enfants'. Ca va vous me suivez? Bien. On a le droit de grimper sur le rocher mais c'est deconseille pour plusieurs raisons. D'abord parce que pour les Abos c'est un tabou et ca porte la poisse. Ensuite tout betement parce que c'est dangereux: si on derape il n'y a rien pour s'accrocher, on tombe et puis c'est tout. Pour le moment 36 personnes sont mortes sur place et plus de 200 si on compte celles qui sont mortes des suites de la chute. Les Abos aimeraient interdire tout simplement la montee mais pour le moment le ministere du tourisme oppose son veto et la proposition actuelle est de fermer le site s'il y a plus de 40 morts (donc encore 4...) ou si moins de 20% des visiteurs y montent, et pour le moment on est descendu a 24%. Derniere anecdote avant de passer a la suite: il y a quelques annees un allemand est monte en tongs avec sa fille mais les semelles ont fondu (ben oui... il fait chaud), donc il est redescendu sur les fesses en portant sa fille:  hopital a cause des brulures, 9000 dollars d'amende et bannissement du site a vie. Ca lui apprendra! Bref, personne dans notre groupe n'est monte.

Ah oui j'avais oublie: nous etions en groupe. 14 personnes entre 20 et 60 ans, allemands francais chinois et japonais, tout ca dans un vieux minubus bariole avec la cuisine, les vivres, les couchages et tout le barda dans une remorque. Reveil a l'aube, et en route pour la bourligue, avec les mots d'ordre suivants: toujours 3 litres d'eau avec soi, s'entraider pour l'intendance, dire si un truc ne va pas.... et se marrer! Plus de 1000 km en deux jours, nuits a la belle etoile dans un 'swag' -un sac de couchage qui incorpore un petit matelas et qu'on roule en saucisse pendant la journee. La premiere nuit j'etais fascine par les etoiles... la deuxieme nuit j'ai ecrase comme un loir. Un rechaud a gaz etait incorpore dans la remorque et pour le diner c'est tres simple: cuisine facon bush australien. On ramasse du bois mort, on le brule, on prend les braises et y cuit tout dans des casseroles a l'etouffee: les legumes, la viande et meme le pain simplement a base de farine et de ... biere. Et vous savez quoi? Ca marche super bien! Tomy, notre chauffeur/guide ne comptait pas ses heures: reveil avant nous a 5h du matin, conduite, cuisine, 'ballade' par 40 degres, explications des sites, feu, diner... et chevauchee en minibus dans le bush au son des Ramones (hey ho, let's go). Inoubliable.

Et au fait on a vu quoi? En fait le monde est bien fait: on etait partis pour voir Uluru et on a commence par un autre endroit dont je n'avais jamais entendu parler: Kata Tjuta. A premiere vue cela ressemble a Uluru, sauf que ce n'est pas un seul bloc de pierre mais 36 'bosses' de tailles et de formes differentes, avec des vallons, des creux, des arbustes, le tout dans les tons ocres sous un ciel bleu et un soleil de plomb. Pour les Abos, chaque bosse representait un animal ou une plante sacree, pour ma part j'espere qu'ils n'ont pas oublie d'en dedier une aux mouches, omnipresentes. C'est bien la premiere fois que je marche pendant des heures avec une mousticaire sur le tete... Car oui nous avons marche pendant des heures, et je n'ai jamais bu autant d'eau de ma vie. C'est tres simple: vivre dans le Red Center c'est comme dans un seche-cheveux. Chaud et sec. Mais quel spectacle... les formes, le contraste des couleurs... un vrai regal. Autre site: Kings canyon, une crvasse au milieu de nulle part avec... un trou d'eau et de la savane.



Bon et alors Uluru? Encore mieux que je ne pensais! Je m'attendu a ce gros bloc, mais vu de pres il y a enormement de details: grottes, creux, sillons, plantes, bosses, trous d'eau a la base... c'est un petit monde en soi et tout ca en devient presque sensuel, pas etonnant que les Abos y placent leurs croyances. Une vraie decouverte!

Euh bon, je continuerais bien pendant des heures (ca se sent, non?) mais le cyber-cafe va fermer bientot, donc nous passons immediatement a la rubrique 'facts and figures of autralia'.

- no alcohol in normal shops: you need to go to a 'bottle shop'
- a BYO restaurant is not 'bio': it means 'bring your own' - wine or beer of course.
- cheapest pack of cigarettes is around 22 dollars (around 15 euros) . hopefully i don't smoke!
- when it's hot, testicules of kangaroos retract in order to get less hormones and have less violence: i love nature!

Ciao ciao -- MARC

Bonus: 1 super photo :-)